C'est son horloge biologique qui en décide, et non pas nous !
Un bébé ne commence à ébaucher un cycle-jour nuit que vers l'âge de 3 mois. Il
est donc tout à fait illusoire de le laisser pleurer les premières nuits, les premières
semaines, sans tétées ni biberon, en croyant ainsi le régler. De plus, on a
constaté que depuis qu'on alimente les bébés à la demande, les enfants ont une
taille moyenne de 6 cm supérieur à la génération précédente...
(Jusqu'à environ 3 mois)
Bébé pleure en donnant l'impression qu'il a mal au ventre, émettant des gaz, et repliant
ses jambes sur l'abdomen. C'est en effet un proble fréquent durant cette période. Avant
d'affirmer que ce sont des coliques, il faut vérifier qu'il ne s'agit pas d'infectiond, d'une
otite, d'une hernie, d'oesophagite (affections du premier mois à rechercher en priorité).

QUE FAIRE FACE AUX COLIQUES ?
Le coliques du nourrisson peuvent provenir de deux causes : Il peut s'agir d'une
immaturité du contrôle nerveux du tube digestif pouvant entrainer un blocage des gaz
dans les zones intestinales
(dans ce cas, on peut masser le ventre avec une huile pour
l'aider à évacuer ses gaz). De nombreuses situations de coliques avec pleurs
inconsolables peuvent également provenir d'une
hyper anxiété maternelle, d'une difficulté
dans la relation mère-enfant
... L'anxiété peut alors perturber l'entrée en phase de repos de
l'enfant. Trop excité mais en même temps fatigué, celui-ci ne peut pas trouver le sommeil,
il pleure de façon difficile à contrôler. Dans ce cas, l'émission de gaz ne sera qu'une
conséquence d'une
hypertonie nerveuse. Souvent, il y a un lien aussi entre le
tempérament de bébé et l'histoire de sa mère. La nature sensible et hyperactive de
certains nourrissons peut contribuer à réveiller la souffrance vécue et la difficulté
relationnelle éventuelle vécue avec la famille. Dans ce cas, il peut être fodamental d'aller
confier ce passé douloureux à une psychothérapeute spécialisée dans l'aide parentale.

LE BOOM DES NOUVEAUX LAITS :
Les fabricants de laits maternisés font l'assaut d'imagination pour apporter au bébé une
digestion sans douleur. Le médecin peut proposer, entre autres :
- un lait AR (anti-régurgitations) pour diminuer les reflux acides,
- un lait CONFORT un peu épaissi, également pour les régurgitations,
- un lait SANS LACTOSE pour diminuer les flatulences,
- un lait au SOJA pour éviter l'intolèrance au lait de vache,
- un lait HYDROLYSE pour éviter l'intolérance aux protéines,
Mais il faut éviter la valse des laits, trop d'essais perturbent l'intestin de bébé et les nerfs
des parents...

Inutile à un heure du matin, de garder la lumière allumée dans la chambre,
bébé sur l'épaule, de déambuler en tapotant sur son dos, et d'attendre le
fameux rot, parfois pendant 1/2 heure.
Si bébé s'est assoupi spontanément après la tétée, c'est qu'il n'y avait as d'air à éliminer.
Certaines tétées et certains biberons ne donnent pas lieu à l'évacuation d'air. Le confort
et le sommeil dans lequel se plonge l'enfant témoignent de son bien-être digestif. En ce
cas, inutile de prolonger l'attente.
Par contre, si après avoir bu, bébé se tort et semble mal à l'aise, il fait s'asseoir au bord
du lit, installer bébé soit sur son épaule, soit à plat ventre sur son genou en tapotant
doucement sur son dos. On peut le recoucher au bout de 10 minutes... Si un rot
survenait après ces manoeuvres alors que bébé est couché sur le dos dans son lit, la
remontée de lait ne provoquera ni malaise, ni arrêt respiratoire.
Mais Attention, si vous avez un bébé "régurgiteur", en cas de relux gastro-oesophagien,
le bébé peut avoir un malaise jusquà 2 H après le biberon. Il faut alors prendre les
mesures conseillées par le pédiatre.